张建国的博客 !

Les frères Judica-Cordiglia : les affabulateurs de l’espace

Retour sur l’une des histoires les plus étranges de la conquête spatiale et de la radio.

Turin, 1959. Un bunker, deux frères, et une antenne artisanale

Dans les années 60, Achille et Giovanni Battista Judica-Cordiglia, deux jeunes radioamateurs italiens, installent un poste d’écoute dans un ancien bunker allemand à Turin, qu’ils baptisent Torre Bert. Avec du matériel de récupération et beaucoup d’ingéniosité, ils affirment capter les transmissions radio des premiers vols spatiaux soviétiques.

Les frères Judica-Cordiglia, Achille (1933-) et Giovanni Battista (né en 1939-),
radioamateurs et pionniers de l’écoute des transmissions utilitaires à Turin.

Leur objectif ?
 Officiellement, ils ne cherchent pas la gloire. Ils veulent juste écouter l’espace.

Mais ce qu’ils rapportent va bien au-delà de simples bips.

Des signaux… et des morts ?

Entre 1960 et 1964, les frères publient une série d’enregistrements :

  • En mai 1960, ils affirment avoir capté un battement cardiaque humain émis depuis l’espace.

  • En novembre 1960, un signal Morse de détresse : un cosmonaute qui se perd dans le vide spatial. Un conseil : installez-vous dans le noir, un casque sur les oreilles et écoutez cet enregistrement. Glaçant…

  • En février 1961, une voix féminine russe en panique : « Je brûle… je brûle… n’est-ce pas ? ». C’est le fameux enregistrement de « La femme cosmonaute mourante », presque aussi perturbant que le précédent.

  • D’autres suivent : un pilote en orbite sans retour, une navette qui rate sa rentrée atmosphérique, une respiration haletante.

Le tout avant le vol officiel de Youri Gagarine.

L’URSS dément, mais sans convaincre

Les autorités soviétiques ignorent ou nient les révélations. Mais à l’époque, l’URSS est notoirement opaque : pas de transparence sur les échecs, aucune information sur les échecs de fusées ou les morts accidentelles.
 Le mythe des cosmonautes perdus prend racine.

Les preuves ? Fragiles…

Plusieurs problèmes sautent aux yeux de nombreux radioamateurs :

  • Aucune preuve matérielle sérieuse n’a jamais été apportée par les deux frères.
  • Les bandes sont difficiles à authentifier.
  • Les horaires, les fréquences, les paramètres techniques… sont flous, voire contradictoires.
  • Leur méthode de triangulation est bricolée, et non reproductible.
  • Mais surtout, SURTOUT : aucun autre radioamateur n’a jamais capté ces signaux, ce qui est très suspect, surtout vu le nombre d’écoutes à l’époque.

Canular bien ficelé ou réalité mal digérée ?

Les théories sont multiples :

  • Affabulation : les frères auraient voulu attirer l’attention des médias. Ils ont d’ailleurs sorti un livre. Souvenez-vous, « ils ne cherchent pas la gloire ».
  • Désinformation occidentale : certains suggèrent qu’ils auraient été manipulés par les services secrets italiens ou de l’OTAN pour faire pression sur le prestige soviétique.
  • Bribe de vérité : les signaux pourraient venir de tests ratés mais non habités, dont l’URSS n’a jamais parlé. En somme, des échos techniques mal interprétés.

Un mythe qui refuse de mourir

SDR pour comprendre d’où les signaux auraient pu venir.
 Mais à ce jour, aucune preuve indépendante et sérieuse ne vient étayer la thèse d’astronautes soviétiques morts en orbite avant Gagarine.

Ce qui me pousse à appeler les frères Judica-Cordiglia les « affabulateurs de l’espace ».

À l’écoute des fréquences, 73.

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