Nouveaux mystères sur les ondes
Les années 2000 n’ont pas dit leur dernier mot. Internet ou pas, les ondes continuent de nous surprendre.
E10 : la voix du Mossad ?
Si vous étiez actif en ondes courtes dans les années 2000, vous avez peut-être croisé E10, surnommée « la station israélienne ».
Elle diffusait des séries de chiffres codés en anglais, en hébreu et en phonétique, parfois plusieurs fois par jour. Son style ? Froid, mécanique, très « services spéciaux ».
En voici un exemple :
Puis, en 2008 : silence total.
Aucune explication, aucune transition connue. Certains pensent qu’elle a été remplacée par des systèmes numériques plus discrets. D’autres pensent qu’elle émet encore, mais différemment…
The Pip : le cousin oublié d’UVB-76
En 2006, une station étrange apparaît sur 3756 kHz : un « pip » régulier, sec, incessant. De temps à autre, des voix russes percent le bruit, comme chez UVB-76.
Personne ne sait à quoi sert ce signal. Peut-être une autre balise militaire russe, ou un poste de commandement discret ?
Une chose est sûre : il est toujours là.
Je vous mets ici une courte séquence :
Les sons VLF qui n’auraient jamais dû exister
Les bandes VLF (très basses fréquences) sont connues pour leurs interactions naturelles avec la magnétosphère. Vous avez sûrement déjà entendu parler de « whistlers », de « chorus ».
Mais certains signaux captés dans les années 2000 ne collent à aucune signature connue. Des pulsations irrégulières, des signaux codés à très basse fréquence, captés loin de tout bruit urbain.
Expériences militaires ? Tests de communication sous-marine ? Ou tout autre chose ? Même les experts restent muets.
XSL : pirate ou psy-op ?
En 2009, une station pirate surnommée XSL est captée brièvement. Son contenu ? Conversations coupées, sons industriels, diffusion sans identifiant.
Elle disparaît aussi vite qu’elle est apparue.
Certains y voient une expérience de cryptage audio. D’autres penchent pour une opération psychologique… ou une blague d’initiés (cherche pas, tu peux pas comprendre).
L’arrivée du numérique : fin de partie ?
Depuis la montée en puissance du numérique (STANAG, ALE, PSK31, etc.), les stations classiques se raréfient. Mais le mystère ne disparaît pas, il change de forme. Des émissions codées apparaissent sur des fréquences jadis occupées par des voix synthétiques.
Avec un simple SDR et une antenne décente, n’importe qui peut aujourd’hui chasser ces nouveaux fantômes. Alors oui, on y perd une grande partie de la difficulté, et donc du plaisir. Mais que voulez-vous, il faut vivre avec son temps.
Alors, vous aussi, vous avez capté un truc bizarre ?
Parlons-en sur le forum. Les ondes n’ont pas fini de nous parler.
À l’écoute des fréquences, 73.